Le syndrome de la page blanche . . . vous connaissez ? Oui vous en avez surement déjà entendu parler. Une envie d'écrire, mais écrire sur quoi ? Ta tête est vide, rien n'y passe, juste la brume qui s'installe. Le temps passe autour, mais toi tu ne fais rien, tu n'avances pas. Tu trouves trop difficile de sortir de ta torpeur, alors tu y restes. Là, un endroit un peu confortable, une feuille en face de toi, un crayon prêt gratter sur le papier, mais non toujours rien. C'est le vide intersidéral. Tu te souviens comment c'était avant . . . toujours quelques choses à écrire, ses impressions, ses émotions, ses sentiments, ses préoccupations, sa perception des choses et de la réalité, mais maintenant, ça n'est plus. Tu en cherche la cause . . . ne la trouve pas. Que faire ? Que dire ? Comment agir ? Les questions qu'on s'est posé un jour, qu'on ne s'est plus posé le suivant, mais qui aujourd'hui reviennent. On appelle ça le changement, l'évolution. Alors ce syndrome fait-il partit de l'évolution, de ce changement d'air ? Rien ne le prouve, pour autant tu le penses car tu ne vois pas autre chose, autre raison. C'est le vide, le néant, car malgré ces souvenirs d'avant, et ces questions, tu ne sais pas quoi écrire. Écrire, écrire, écrire, un besoin, une habitude dont tu avais pris goût. Aujourd'hui tu cherches la nouvelle saveur qui s'accorderait avec le changement, mais non, rien. Alors tu vas reposer tout ça, et te vautrer dans le canapé à faire ton légume et retourner gentiment dans la torpeur que tu n'as pas vraiment quitter . . .


